L’établissement public de santé mentale de Saint-Venant trouve son origine  au XIIème et XIIIème siècle dans la création d’une maladrerie permettant d’accueillir les lépreux hors des villes.

A la suite d’un incendie qui ravagea la ville et d’une épidémie, Louis XIV autorisa les religieuses de Bourbourg à établir un couvent hôpital rue de Paris, dans le centre de la ville. Cet édifice constitue l’actuel hospice départemental qui fait partie de l’entité juridique de l’actuel EPSM. Leur présence ne sera que de courte durée pour avoir contrevenu aux règles de leur ordre.

En 1702, les frères du Tiers-Ordre de Saint-François encore appelés les « Bons Fils » ou « les Bons Fieux » obtiennent l’autorisation de s’installer dans les bâtiments laissés vacants à condition d’y établir un hôpital militaire. Par la suite, ils obtiennent le droit de transformer l’hôpital militaire en maison de force où sont reçus « les faibles d’esprit, les insensés et les libertins ».

 

En 1769, on compte 155 pensionnaires dont bon nombre de notables et de religieux. La maison de force est divisée en trois quartiers : quartier des sensés, quartier des fous et quartier fort.

En 1802, l’établissement devient communal.

A la révolution, les « Bons Fils », devenus laïques, gardent malgré tout la direction de l’hôpital, jusqu’en 1819, date à laquelle la ville de Saint-Venant céda l’établissement et ses biens au département, sous condition d’en conserver la destination (soins aux plus aliénés des deux sexes).

En 1820, le préfet du Pas-de-Calais établit un règlement de l’établissement. Une notion de soins commence à se dessiner mais les équipements auxquels le règlement fait allusion n’existent pas.

A partir de 1836, l’existence de l’établissement sera remise en question en raison de l’importance des frais d’entretien, le surencombrement, la dégradation des conditions de vie des malades et des nombreuses plaintes. Cela entraine le vote, par le Conseil général, de son abandon, mais l’exécution de cette décision fût différée.

 

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